non c’est non !

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  • Et si on(re)parlait du Consensus de Washington (CW) ?

    Posté le 19 mai 2009 blogfrontdegauchedupaysdeportlouis 29 commentaires

    Chacun s’accorde à dire que 75% des réformes Fillon-Sarkozy sont dictées par les directives européennes ultralibérales, mais il ne faudrait pas perdre de vue que ces directives européennes obéissent aux ordres donnés par Washington, dictés par la BM et le FMI.Je sais que tout le monde sait cela, mais une petite piqûre de rappel n’est pas inutile en ces circonstances électorales.

    C’est en 1989 que l’économiste John Williamson a défini dix recommandations dans un article intitulé ” Consensus de Washington “, à savoir :

    -Discipline budgétaire

    -Réorientation de la dépense publique

    -Réforme fiscale

    -Libéralisation financière

    -Adoption d’un taux de change unique et compétitif

    -Libéralisation des échanges

    -Elimination des barrières à l’investissement direct étranger

    -Privatisation des entreprises publiques

    -Dérégulation des marchés

    -Prise en compte des droits de propriété

    A ces directives d’ordre économique, il faut en ajouter une d’ordre social, la suppression des syndicats.

    Cette table de la loi détermine depuis 20 ans les politiques économiques mondiales, augmentant les difficultés quotidiennes de centaines de millions d’hommes et de femmes des pays du sud, et avec la crise, du monde entier. C’est au nom de ces mêmes dogmes que l’Europe s’est privée de politique industrielle , de la maîtrise de ces infrastructures, de son énergie et de ces transports

    Devant les catastrophes sociales provoquées par cette nouvelle religion du libre échange, des voix dissidentes sont parvenues à se faire entendre, notamment en la personne de Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie et vice président de la BM, dans son livre ” La grande désillusion “.

    Cependant Sarkozy s’acharne à penser que ces règles dictées il y a 20 ans sont toujours d’actualité et continue de les appliquer en France et par son influence néfaste en Europe.

    Jacques Villette

  • ils appellent à voter front de gauche

    Posté le 16 mai 2009 blogfrontdegauchedupaysdeportlouis Pas de commentaire

    Oui, je voterai Front de gauche !

    Tout pas fait en avant, toute progression réelle importe plus qu’une douzaine de programmes. (Lénine)

    Les gangsters qui gouvernent notre pays sont en train de tout détruire : l’école, la formation de ses maîtres, la recherche ; la santé, la sécurité sociale et les hôpitaux publics ; la justice, nouveau champ de ruines ; la laïcité, depuis le discours de Latran et le droit pour l’église catholique de décerner les diplômes universitaires ; les libertés, et bientôt LA liberté , que ce soit la loi HADOPi ou les emprisonnements arbitraires, le fichage sous couvert de sécurité, et la criminalisation des activités syndicales, solidaires, tout simplement humaines. Ces gens-là mentent sans vergogne, truquent faits et réalité, se croient élus de droit divin et méprisent ce peuple dont ils se disent pourtant les élus.

    Ils savent cependant que leur pouvoir ne durera qu’un temps. Alors, toute mesure de coercition, de restriction de l’expression, de la liberté leur est nécessaire pour se maintenir. Bien que contrôlant les grands mé(r)dias, en particulier télévisuels, cela ne suffit plus à contenir le mécontentement qui monte dans le pays. Ils se savent en sursis. Pour un an, deux ans, dix ans, mais en sursis.

    Alors, à nous – nous, communistes, socialistes en mal de PS, syndicalistes, rêveurs d’équité, d’égalité, de paix et de progrès social – à nous d’accélérer leur chute. Eux ne s’y trompent pas : c’est d’une guerre qu’il s’agit ! Une guerre des classes. Qu’ils tentent, avec leurs idéologues, philosophes maqués au fric et économistes n’ayant rien vu venir de « la crise », de faire croire que parler de lutte des classes est ringard fait partie de cette guerre ! Voyez les capitalistes : eux la mènent, cette guerre, et ils la font à outrance, par tous les moyens, y compris la guerre par les armes. Mais aussi par la faim et la maladie. J’ai écrit, ailleurs, dans un pamphlet, tout le mal que je pense du FMI, et de l’OMC. Je n’en retirerai aujourd’hui pas une virgule ! Ces gens qui dirigent ces organismes sont des criminels, et j’espère que l’histoire les jugera comme tels.

    Mais, disent les naïfs, ces organismes ne sont-ils pas dirigés par des socialistes ? Evidemment. Et des socialistes français ! C’est pourquoi il n’y a aucune raison de faire confiance à ce PS acquis désormais à l’économie de marché (on ne dit pas « capitalisme », c’est vulgaire, mon cher !), et dont les transfuges passent allègrement à la droite dure. Voyez les Bockel, Besson, Lang, Rocard, Kouchner… et la liste n’est pas close. Il n’y a pas d’espoir de ce côté. Même si on ne peut mettre tous les socialistes dans ce même panier de crabes : en cherchant bien, on doit pouvoir en trouver quelques-uns encore sincèrement de gauche. Rares, certes.

    Contrairement à ce qu’ils veulent laisser croire, les politiciens de droite n’ont aucun respect du suffrage universel. Les français se sont prononcés pour le NON au projet de constitution européenne ? Qu’importe pour eux ! Ils passent outre, et font de même avec le vote irlandais ! Le parlement européen n’a que peu de pouvoir ? Ils s’en moquent éperdument, puisque la commission –non élue - dirige dans le sens qu’ils souhaitent !

    Alors, voter aux élections européennes peut, dans ces conditions, paraître relever du paradoxe. Sans doute, et, pour ma part, j’assume celui-ci. Opposé au traité de Lisbonne comme je le fus à la construction de cette Europe des capitaux, je pense néanmoins que la présence dé députés de gauche – une vraie gauche combative ! – est une nécessité afin de résister et porter la voix des peuples que d’autres veulent asservir définitivement.

    Et puis, le résultat aura un impact évident dans la vie politique française. Ce n’est pas par hasard si la droite a tout fait pour ne pas parler de ces élections. Ah, si seulement il pouvait y avoir tellement d’abstentions populaires afin qu’ils aient les élus de leur choix ! Ne les laissons pas faire, ne nous laissons pas faire. Les voix de gauche peuvent peser lourd dans l’avenir des alliances nécessaires, dans l’avenir des luttes en cours, dans la possibilité, demain, de ce TOUS ENSEMBLE qui seul peut faire changer ce monde.

    Front de gauche ? Oui. Parce que, pour le moment, cette alliance se fait dans la clarté, entre des organisations structurées, et non dans ce flou peu artistique de feu les collectifs anticapitalistes dont on sait à quel Trafalgar ils ont mené. Et à quelle dérive ils aboutissent, avec un José Bové du NON allié à un Cohn-Bendit du OUI, et autres turpitudes.

    Oui, parce que les propositions me conviennent, et je renvoie le lecteur à la lecture des documents qu’il serait fastidieux de répéter ici.

    J’aurais aimé aussi, comme beaucoup d’amis et camarades, que d’autres organisations participent à ce front : le NPA, par exemple, ou LO. Maïs ils sont encore trop encombrés d’un anti PCF stupide et d’un refus caractériel de participer au pouvoir. Et peut-on avoir le pouvoir sans être au pouvoir ?

    Une dernière question : ce Front de Gauche survivra-t-il à ces élections ? Carpe diem ! Je le souhaite. Mais ce sera notre affaire que cela soit. Ou pas. En attendant, je voterai Front de Gauche. Tout en sachant bien que ce n’est pas une élection, un vote, qui suffiront. Que ce n’est ni le début ni la fin, juste un moment important, à ne pas laisser passer. Car d’autres voteront, et eux, ils la pratiquent, la guerre des classes !

    Jacques Thomassaint

    Port-Louis, le 14 mai 2009